De tout à propos de la souffrance

L’argument de la globalité requise

Selon ce qu’on pourrait appeler l’argument de la globalité requise (voir note ci-après*), développer un nouveau domaine de travail ayant pour objet l’ensemble entier des choses qui concernent la souffrance semble nécessaire pour les raisons suivantes:

1) un cadre d’approche méthodologique est requis pour s’occuper de la souffrance d’une manière générale, globale, systématique, ordonnée, permanente, et pour s’occuper d’elle en tant qu’objet d’intérêt premier, subordonné à aucun autre;

2) un cadre de connaissance théorique est requis pour étudier la souffrance et sa gestion dans toute leur étendue, ainsi que pour développer les habiletés qui se rattachent à cette sorte de savoir;

3) un cadre de coordination stratégique est requis pour planifier dans son ensemble la gestion de la souffrance;

4) un cadre d’action pratique est requis pour effectuer les interventions ponctuelles et structurelles que nécessite la gestion organisée de la souffrance.

Il est suggéré d’appeler algonomie ce nouveau domaine de travail.

* L’argument de la globalité requise est inspiré de la loi de la variété requise de William Ross Ashby. Un texte de Anthony Judge, un auteur qui a été une grande source d’inspiration pour l’algonomie depuis son début ou presque, explique ainsi de quoi il s’agit:

“Complexité : les fondements d’une action novatrice

Quel que soit le problème de la société ou la nature du remède projeté, une telle activité dépend à un certain moment (sinon pendant toute sa durée) du soutien que peuvent lui apporter :

  • les organisations
  • les systèmes d’information
  • les rencontres

La question est de  savoir si  les concepts qui les sous-tendent habituellement sont réellement structurés pour fonctionner efficacement comme des mécanismes de soutien face à un certain degré de complexité sociale.  Les papiers ci-joints, suggèrent qu’en fait ils ne sont pas adaptés aux exigences que l’on fonde sur eux.

Dans ce contexte, quelle est la signification de :  “adaptés” ? Heureusement, elle a été clairement établie par une loi générale (la loi d’Ashby de “Requisite Variety”) qui émerge de la cybernétique et du contrôle mathématique de tous les systèmes  :  “l’abondance de choix pour les actions de contrôle  (variétés de contrôles) qu’un mécanisme de contrôle est capable d’exécuter doit être au moins égal à l’abondance des fluctuations spontanées  (variétés des fluctuations) qui  doivent être corrigées par le mécanisme de  contrôle si celui-ci doit remplir efficacement sa fonction.  En d’autres termes, seule une plus grande variété dans un régulateur peut contrôler la variété dans un système donné; seule la variété peut détruire la variété. (W R Ashby.  Self régulation and requisite variety. In : Introduction to Cybernetics. 1956).

Cela signifie que, à  moins que les organisations,  les systèmes d’information et les rencontres utilisées pour .répondre à un problème complexe ne comportent dans leurs structures un degré de complexité équivalent ou supérieur à celui  du problème complexe en question, leur réponse-né sera pas”adaptée” pour être un remède/ En d’autres termes,  une structure simple d’organisation ne peut résoudre un problême complexe.”

(Citation tirée de http://www.laetusinpraesens.org/docs70s/77compfa.php)

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