De tout à propos de la souffrance

janvier 14, 2009

Parler algonomie est trop ardu, mais on y parviendra

Filed under: Uncategorized — robertdaoust @ 10:11

Pour faire suite aux propos de Didier Moulinier rapportés dans l’article précédent…

En explorant sur internet l’usage du mot souffrance ou du mot douleur, on peut voir qu’il est rarement utilisé au sens large. La souffrance n’est pas ‘ce qui est désagréable’ en général, elle est mentale plutôt que physique, humaine plutôt qu’animale, causée par l’ignorance ou le désir plutôt que par la nature, etc., etc., etc.  Je pense que la souffrance réelle n’a jamais jusqu’à présent été conceptualisée entièrement, jusqu’au bout, pour en faire un ‘phénomène’ systématiquement connaissable en théorie et en pratique, ainsi que le fait l’algonomie. Parler de la souffrance dans le contexte, le cadre, le paradigme, l’univers du discours de l’algonomie, c’est très difficile pour les gens, voire impossible, ai-je cru remarquer. Mais on s’y habituera.

janvier 8, 2009

Non-poésie, non-philosophie, non-science de la souffrance

Filed under: Uncategorized — robertdaoust @ 2:53

Le philosophe Didier Moulinier présentait le 29 décembre 2008 un article de blog intitulé Non-phénoménologie de la Souffrance. Il y montre comment la poésie, la philosophie et la science (aussi bien que le sens commun) passent à côté de la souffrance, ce qui, quant à moi, apporte une formidable justification à l’algonomie en tant que domaine d’intérêt propre à la souffrance, où l’on travaille sur sa ‘donation’ en fonction de sa réalité de ‘donné’. Les analyses de Moulinier sont savantes, mais elles reviennent à dire ce que la critique algonomique dénonce en termes plus naïfs : poésie, philosophie et science, comme tous les autres domaines de l’activité humaine sauf l’algonomie, utilisent la souffrance à leurs fins propres, pour en faire de beaux discours, de belles idées, de beaux cas, sans réel souci de s’occuper de la souffrance comme telle… Voici deux extraits du texte de Moulinier :

Il en va peut-être du destin de la souffrance de ne jamais être reçue comme telle par la science, la philosophie ou la poésie, sinon comme symptôme mondain faisant droit d’abord à sa donation par le langage (selon les trois modalités citées) plutôt qu’à sa réalité de donné. Sans compter le sens commun qui tient le domaine de l’affect pour irreprésentable et impensable, le livrant d’autant mieux au dictat de la pensée normalisée.

 

(…) travailler sur la donation en fonction du donné, revient à supposer que la souffrance est indivise comme vécu, et immanente plutôt qu’intérieure. De ce fait elle cesse d’être surévaluée, divinisée, refoulée, etc. Elle cesse surtout d’être une « fatalité » humaine (dont se repaissent les philosophies politiques), elle n’est que la conséquence d’un souffert qui, lui, n’est en rien philosophable, justement parce qu’il n’est qu’humain et réel.

janvier 7, 2009

La souffrance qui peut tuer

Filed under: Uncategorized — robertdaoust @ 5:50

Un article de Nadia Ross dans Le Soleil de Québec du 3 janvier 2009, La souffrance qui peut tuer:

« La détresse psychologique est une blessure latente et quasi invisible. Quand elle ne s’extériorise pas, elle peut germer bien longtemps pour éclore en suicide ou, pire encore, en drame familial. C’est une des théories qui plane dans le petit quartier tranquille de Saguenay, où les corps de trois enfants et celui d’un homme ont été découverts sans vie hier. Les thèses sont multiples, et aucune conclusion ne sera formulée au hasard. Mais, le questionnement demeure : «Comment peut-on en arriver là?» Quand une personne vit une douleur très vive, elle peut perdre le contact avec la réalité. «Une personne qui est en détresse pense que sa douleur va toujours être là», explique Sylvie Nadeau, directrice du Centre de prévention du suicide de Québec. Et si la personne avait tué ses propres enfants? «Ceux qui se rendent là ont dans l’idée qu’ils sont dans un monde où il y a plein de souffrance et ils ne veulent pas laisser leurs enfants dans la douleur», note-t-elle. (…) »

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