De tout à propos de la souffrance

février 8, 2007

Ce que dit un habitué de la souffrance extrême

Filed under: Uncategorized — robertdaoust @ 11:47

http://www.calay.be/souffrance.php :

(…) Quand j’éprouve de la souffrance, que celle-ci soit d’origine physique, psychologique, affective ou spirituelle, ce qui souffre ce n’est pas mon corps, ni mon esprit, ni mon coeur, ni ma psyché pris isolément .
En réalité ni la douleur ni la souffrance n’existent, ce sont là des abstractions.

« Ce » qui souffre, c’est moi.

Ce qui est dramatique, c’est qu’en elle-même la souffrance n’a pas de sens. Elle a uniquement le sens que je lui donne dans ma façon de la vivre.
Un des sens de la souffrance, serait-ce de la traverser ?
Ne serait-ce pas aussi la souffrance qui casse mon orgueil et me rappelle que je ne suis pas invincible ?

Lorsque je souffre, deux possibilités s’offrent à moi :
– soit je me laisse écraser et même détruire par cette souffrance,
– soit je m’en sers comme tremplin pour passer à une nouvelle étape de croissance, physique, psychologique, affective ou spirituelle.

L’étymologie du mot « souffrance » est d’ailleurs très intéressante :
le mot souffrance vient de deux mots latins : le préfixe « sub » qui signifie « en dessous » et le verbe « ferre », qui signifie « porter ».
Le mot représente donc l’image d’un support, qui porte tout ce qui se trouve dessus.

Une chose importante, c’est d’accepter et d’accueillir ma souffrance (ne pas la nier ni vouloir la chasser), car c’est cela qui me donne le droit d’être soulagé.
Celle-ci peut alors devenir féconde, elle devient sensibilité à la vie, sensibilité aux autres, elle devient compassion.
Aussi curieux que cela paraisse, faire face à ma souffrance la transforme et peut me transformer.

Malheureusement, mon seuil de douleur physique est trop souvent dépassé. Survivre sans douleur est alors ma seule préoccupation.
On peut donc considérer dans ce cas que je suis ‘écrasé’ par ma souffrance.

Mais si la souffrance reste en-dessous de ce seuil, il peut se passer des choses étonnantes et très belles : je suis alors capable d’avoir un contact, une écoute, une ouverture vers autrui, une véritable compassion pour l’autre …

http://www.calay.be/souffrance.php

Question pour l’auteur de ce texte, M. François Calay : qu’est-ce donc qui détermine la différence entre l’écrasement négatif de soi et la transformation positive de soi? Est-ce un seuil qui se trouve dépassé dans la souffrance ou bien un ‘faire face’ à la hauteur duquel on n’atteint pas dans le soi?

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2 commentaires »

  1. […] — robertdaoust @ 12:57 Le 8 février dernier, je terminais dans ce blog un billet intitulé Ce que dit un habitué de la souffrance extrême avec une question à laquelle M. Calay a bien voulu répondre, et de magnifique façon. Je […]

    Ping par Entre la souffrance et la personne : des idées de M. Calay essentielles à la gestion algonomique. « De tout à propos de la souffrance — février 14, 2007 @ 12:59 | Réponse

  2. J AI COMPRIS QUE LA SOUFFRANCE PEUT FAIRE DE NOUS UNE MEILLEUR PERSONNE
    MAIS SI ELLE EST CONTINUELLE ELLE NOUS ENLEVE LA FORCE D AIMER, ET FINIT PAR NOUS
    DETRUIRE ET DETRUIRE CEUX QU ON AIME.

    Commentaire par Pierre Cheney — mars 19, 2013 @ 3:04 | Réponse


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