Un article de Nadia Ross dans Le Soleil de Québec du 3 janvier 2009, La souffrance qui peut tuer:
“La détresse psychologique est une blessure latente et quasi invisible. Quand elle ne s’extériorise pas, elle peut germer bien longtemps pour éclore en suicide ou, pire encore, en drame familial. C’est une des théories qui plane dans le petit quartier tranquille de Saguenay, où les corps de trois enfants et celui d’un homme ont été découverts sans vie hier. Les thèses sont multiples, et aucune conclusion ne sera formulée au hasard. Mais, le questionnement demeure : «Comment peut-on en arriver là?» Quand une personne vit une douleur très vive, elle peut perdre le contact avec la réalité. «Une personne qui est en détresse pense que sa douleur va toujours être là», explique Sylvie Nadeau, directrice du Centre de prévention du suicide de Québec. Et si la personne avait tué ses propres enfants? «Ceux qui se rendent là ont dans l’idée qu’ils sont dans un monde où il y a plein de souffrance et ils ne veulent pas laisser leurs enfants dans la douleur», note-t-elle. (…)”