Pour faire suite aux propos de Didier Moulinier rapportés dans l’article précédent…
En explorant sur internet l’usage du mot souffrance ou du mot douleur, on peut voir qu’il est rarement utilisé au sens large. La souffrance n’est pas ’ce qui est désagréable’ en général, elle est mentale plutôt que physique, humaine plutôt qu’animale, causée par l’ignorance ou le désir plutôt que par la nature, etc., etc., etc. Je pense que la souffrance réelle n’a jamais jusqu’à présent été conceptualisée entièrement, jusqu’au bout, pour en faire un ’phénomène’ systématiquement connaissable en théorie et en pratique, ainsi que le fait l’algonomie. Parler de la souffrance dans le contexte, le cadre, le paradigme, l’univers du discours de l’algonomie, c’est très difficile pour les gens, voire impossible, ai-je cru remarquer. Mais on s’y habituera.